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8 juil. 2014

A la télévision, les hommes parlent, les femmes écoutent! d'Arnaud Bihel

Quatrième de couverture: La télévision, miroir du monde? C'est souvent l'image qu'on en donne. Si c'est le cas, elle est un miroir déformant, car les femmes sont à l'écran deux fois moins nombreuses que les hommes, au mieux. Et plus encore que dans le réel, ils incarnent le pouvoir, quand elles sont reléguées au foyer, voire réduites à leur physique. Ce livre montre comment la télévision, souvent à la traîne de la société, participe à établir des normes. Ses acteurs en ont enfin pris conscience. Assez pour espérer qu'elle devienne un outil vertueux?

La collection "Egale à égale" est une série de petits ouvrages grands publics qui a pour objectif de relever les inégalités persistantes entre hommes et femmes, leur origine, leur reproduction, leurs liens entre elles, leurs effets pervers sur la société. Ici, Arnaud Bihel s'intéresse au domaine de la télévision. Je m'attendais à une étude poussée et il s'agit plutôt d'un constat. L'auteur s'appuie sur les chiffres, et finalement reste assez distant avec son sujet. J'aurais aimé qu'il aille plus au fond des choses, qu'il tire des conclusions et qu'il avance des pistes pour remédier au problème. C'est assez superficiel.
Il n'en reste pas moins intéressant et on constate dans ces 72 pages que la place de la femme à la télévision est encore loin d'être acquise. Saviez-vous qu'il y avait moins de 20% d'expertes sur les plateau de télévision et quasiment aucune femme à la tête d'une émission de jeu? On veut nous faire croire que la télévision évolue mais dans les chiffres, la parité est loin d'être gagnée. Il n'y a que chez France Télévisions que le changement est plus efficace, pour la simple et bonne raison qu'elle se doit de suivre les directives du gouvernement qui fait de la parité son cheval de bataille. En espérant qu'elle marque un tournant et donne envie aux chaînes privées d'évoluer à leur tour.
Merci à Babelio et aux éditions Belin, livre reçu dans le cadre des Masse Critique de Babelio.

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