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20 août 2014

Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas

Synopsis: « Attendre et espérer », voilà toute la sagesse d'Edmond Dantès. Fier marin sur le point d'être nommé capitaine et d'épouser sa bien-aimée, Mercédès, il est arrêté. Dénoncé comme bonapartiste il est enfermé au château d'if et attendra quatorze ans sa délivrance et sa vengeance. Elle sera terrible. Edmond Dantès est devenu riche et titré. Son vieux compagnon de cellule, l'abbé Faria, en lui révélant son secret, l'a fait comte de Monte-Cristo. Après sa spectaculaire évasion, les fortunes se font et se défont au gré de son implacable volonté. Dumas raconte ces aventures extraordinaires avec génie, « Il lui a fallu des excès de vie pour renouveler cet énorme foyer de vie », disait George Sand, admirative.

Publié entre 1844 et 1846, Le comte de Monte Cristo est l'un des romans les plus connus d'Alexandre Dumas, autant en France qu'à l'étranger. J'en ai entendu parler pendant toute ma scolarité et lorsque dans un film pour ado typiquement américain j'ai vu le professeur de littérature conseiller à son élève de le lire, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je me lance un jour. C'est à l'occasion du challenge Un pavé par mois de Bianca que j'ai enfin ouvert les pages de ce livre.
Il s'agit d'un roman assez conséquent, découpé en plusieurs tomes selon les éditeurs. Pour ma part, j'ai opté pour la version du Livre de Poche jeunesse que j'ai trouvé dans ma médiathèque et il s'avère qu'il s'agit d'une version abrégée. 472 pages et 536 pages, ce sont de bons pavés quand même.
L'histoire commence en 1815 lorsque Edmond Dantès, un jeune marin à l'avenir prometteur, est condamné pour trahison alors qu'il est innocent. Après 14 ans d'enfer, et grâce au trésor de l'île de Monte-Cristo, il mettra à exécution sa terrible vengeance. Du début à la fin, le roman est absolument passionnant. Je me souviens avoir lu toute la partie sur son incarcération au château d'If et sa rencontre avec l'abbé Faria en une seule soirée tellement je n'arrivais pas à décrocher. Le reste est du même accabit et je peux dire sans sourciller que j'ai englouti les 1000 pages en une semaine. Un record.
Car Alexandre Dumas sait jouer avec le lecteur et le manipuler à sa guise. Le roman a d'abord été publié en feuilleton dans Le journal des débats et on le ressent très vite car les chapitres finissent souvent sur un cliffhanger, à la manière des meilleurs épisodes de 24. On n'a plus qu'une envie, c'est de lire la suite! Et nous avons la chance de pouvoir le faire alors que les lecteurs de l'époque devaient ronger leur frein.
Les personnages sont vraiment intéressants et on peut suivre leur psychologie au fur et à mesure de la vengeance d'Edmond. On s'attache aux uns, on est content de l'infortune des autres, il y a un véritable attachement entre le lecteur et les personnages. On ne ressort pas indemne d'une telle lecture.
Du coup, je comprends beaucoup mieux pourquoi il est tant plébiscité et j'ai bien envie de lire les autres livres de Dumas (comme la trilogie des Trois mousquetaires). Je ne manquerai pas de le conseiller à mes enfants quand ils auront l'âge, et s'ils sont toujours autant attirés par les livres.

6 commentaires:

Erinael a dit…

Je me le tenterai peut-être, mais j'avoue qu'en gros pavé, j'avais pour priorité "Les misérables" ^^ En tout cas j'aime bien ce genre de challenge. Mais faut pas que je m'en rajoute, j'ai déjà un bon milliard de challenges sur le feu huhu^^

pinpin des bois a dit…

Juste pour préciser, si le roman fait 1400 pages (enfin dans l'édition que j'ai lu) ce n'est pas juste que l'auteur est prolixe, loin de là. Dumas est payé à la ligne. D'où certains dialogues à coups de :
- Non ?
- Si, je vous le jure...
- Ne dites rien mon ami...
- mais...
- non...
- mais...
- vous me dites que...
- oui la fille du baron s'est enfuie...

L'histoire n'avance pas, mais il est payé plus :)

De même pour les structures répétitives (révélations de "je suis Dantès").
Ce brave Dumas remplissait plus de pages de la sorte. Si tu veux en savoir plus sur le roman populaire au XIX / XX siècle (écriture, structure, réception) je te conseille la très bonne étude d'anne-marie thiesse : Le roman du quotidien. Tu peux compléter plus précisément avec le livre d'Umberto Eco (de superman au surhomme) dont une partie traite justement du comte de Monte-Cristo. Ces deux livres sont très courts.
A part ça, je n'aime pas le roman du XIX ^^

Cleophis Deeptizz a dit…

Merci pour les précisions! Du coup, ça ma rassure, j'avais peur de passer à côté de quelque chose. ;)

potzina a dit…

Je ne l'ai jamais lu pourtant on m'en a aussi beaucoup parlé à l'école. Par contre j'ai vu l'adaptation avec Gérard Depardieu : je n'avais pas spécialement accroché avec la mise en scène mais l'histoire m'avait bien plu. Bon, un de plus à ajouter à mon pense-bête ! ;)

Bianca a dit…

Je suis contente que tu ai aimé ce titre et que ça t'a donné envie de lire d'autres Dumas, ils valent vraiment la peine d'être lus !

cassie a dit…

le comte de Monte Cristo reste ma référence littéraire. J'adore ce roman ;)

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