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17 déc. 2014

Gravé dans le sable de Michel Bussi

Synopsis: Quel est le prix d'une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ? Lorsqu'une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bri­bes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s'engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des Etats-Unis... Au péril de sa vie ! Accidents, disparitions, meurtres se succèdent...

Après Un avion sans elle et Ne lâche pas ma main que j'avais adorés, j'ai eu envie de me replonger dans un Michel Bussi et j'ai profité de la lecture commune proposée par Mistigris sur Livraddict.
D'abord intitulé Omaha Crimes, il s'agit du tout premier roman de Michel Bussi, celui qui l'a accompagné pendant des années et qu'il n'a sorti du placard que lorsqu'il a commencé à être édité. Il est donc peut-être moins captivant que ses autres romans mais il n'en reste pas moins un polar très bien mené et que j'ai vraiment apprécié.
Tout commence lors du débarquement du 6 juin 1944 sur les plages de Normandie, les hommes du 9ème régiment de Rangers affrontent l'enfer et tous ne reviendront pas dans leur pays. Juste avant l'assaut, un événement liera à jamais un petit groupe de rangers et hantera les survivants des années plus tard. Construit comme une intrigue à tiroirs, le roman s'étend de 1944 à 1975, avec plusieurs retournements de situation et révélations. Lorsqu'on pense avoir tout compris et résolu l'énigme, un autre secret se dévoile et remet tout en cause.
Les lieux, américains et français, sont décrits dans le détail (peut-être trop quelquefois), les personnages sont attachants, certains même très drôles comme Nick, et les événements incroyables mais tout à fait cohérents, c'est un bon premier roman.

Quelques extraits:
La nature était la plus forte, éternellement. Les soldats nettoyaient tout et il ne resterait bientôt plus aucune trace de tout ce carnage sur cette plage. La marée viendrait effacer toutes les marques de craie trop rouges, les traces de pneus, de bottes, de corps rampant ou ne rampant plus dans le sable. Comme sur une immense ardoise d'école. Un coup d'éponge et on tracerait de nouvelles pages d'histoire à la craie.

"Cette histoire aurait pu faire un bon roman, disait Nick. Vous ne trouvez pas les filles? Non? Vous vous en moquez? Le seul problème, c'est qu'il me faudrait une fin. Imaginez la tête du lecteur, si je le laisse, là, sur un fauteuil en paille qui rentre dans les fesses, perdu au beau milieu de l'Oklahoma! Voilà, désolé mon pote, y a pas de dernier chapitre. On n'a pas trouvé! Si t'es pas content, t'as tous les éléments en main. Si tu es si malin, tu n'as qu'à la trouver, la solution, tout seul comme un grand, et me l'écrire... J'en ferai un tome deux!"

3 commentaires:

Anissia a dit…

On a lu les mêmes livres, j'ai lu "N'oublier jamais" en plus, très chouette également ! Reste plus que les nymphéas noirs et mourir sur Seine...

B. a dit…

J'adore tes extraits. Nick m'a beaucoup fait rire. Malheureusement, on retrouve le Bussi des précédents romans (pas Les nymphéas noirs que je te conseille), sans grande surprise avec ses bons et moins bons côtés et j'ai été un peu déçue.

Stellade à la page a dit…

Nymphéas noirs est mon préféré.

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