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22 nov. 2014

La légende de la mort d'Anatole Le Braz

Synopsis: La Bretagne regorge de légendes, de superstitions et de contes fantastiques, et je dois avouer être fasciné par la mythologie, les légendes et la mort, il y a tant encore à découvrir. Un des thèmes les plus abordés est la mort. Sa forme la plus représentative est celle de l’Ankou (son nom peut varier selon les régions, mais c’est toujours le même personnage). Cet ouvrier de la mort (oberour ar maro) est en fait, dans chaque paroisse, le dernier mort de l’année et il le reste jusqu’au dernier mort de l’année suivante et ainsi de suite. On le dépeint de biens des façons ; grand, maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d’un large feutre… Dans tous les cas, il tient à la main une faux dont la tranchant est tourné vers l’extérieur. Il se déplace généralement dans une charrette (karriguel ann Ankou), comme celles qui servaient autrefois à transporter les morts, cette charrette est traînée par 2 chevaux attelés en flèche, celui de devant est maigre et arrive à peine à marcher, le second est gras et fort. L’Ankou se tient debout sur la charrette, il est escorté de deux hommes, l’un tient la bride du cheval de tête et l’autre ouvre les barrières et les portes pour ce convoi funeste, et empile aussi les morts que l’Ankou a fauché sur son chemin.

Proposé par Marjolaine du blog Wonderful Breizh, je me suis plongée dans les légendes bretonnes en rapport avec la mort.
Anatole Le Braz est un ethnologue du début du XXème siècle qui a arpenté en long en large et en travers les routes de Bretagne et a récolté des anecdotes et des histoires toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Réparties en chapitres thématiques, il s'agit essentiellement d'un catalogue de croyances et de légendes que l'ethnologue retranscrit sans jamais les commenter. Au lecteur de se faire sa propre opinion.
Après Fleur de Tonnerre de Jean Teulé, me revoilà donc partie sur les traces de l'Ankou, l'esprit de la mort, dans les campagnes bretonnes et cet univers si particulier. Je connais très peu la Bretagne et c'est toujours un plaisir de lire des conversations en langue celtique, de découvrir tout un monde inconnu et plein de surprises. J'ai pris l'habitude de lire le soir avant de me coucher et certaines histoires étaient si terrifiantes que je n'étais pas fière au moment d'éteindre la lumière!
Toutes les anecdotes sont intéressantes dans le sens où elles décrivent parfaitement les moeurs de l'époque, la vie difficile des paysans, et la place importante de la religion. Instructif.

Quelques extraits:
Lorsqu'un mourant trépasse les yeux ouverts, c'est que l'Ankou n'a pas fini sa besogne dans la maison, et il faut s'attendre à le voir revenir dans un bref délai pour quelque autre des membres de la famille.

Pour retrouver le cadavre d'un noyé, on prend une botte de paille ou une planche, on y assujettit une écuelle de bois qu'on emplit de son, et dans le son, on plante une chandelle bénite allumée. On pose le tout sur l'eau. La chandelle se dirige vers l'endroit où gît le cadavre. Il n'y a qu'à chercher là où elle s'arrête.
Cette lecture participe à la Wonderful Breizh lecture.

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