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9 févr. 2018

Mes dernières lectures

  
Comme convenu, je vous reviens avec un petit article sur mes dernières lectures dont je n'ai pas eu le temps de vous parler en janvier:

- Harry Potter illustré, tome 1 et 2
- Ready Player One de Ernest Cline
- Le Nao de Brown de Glyn Dillon
- La différence invisible de Julie Dachez et Mademoiselle Caroline


Je ne suis pas une grande fan de Harry Potter, j'ai lu les livres à leur sortie et j'ai vu tous les films, et je reconnais que c'est une très belle oeuvre mais cela ne va pas plus loin. Comme j'avais déjà 21 ans quand la fureur a commencé, je pense que j'avais plus de distance par rapport aux personnages que la génération qui a grandi avec Harry, Ron et Hermione. Il n'en reste pas moins que je voulais posséder la collection chez moi et je ne savais pas laquelle choisir lorsque j'ai entendu parler des versions illustrées. Je me suis dit que c'était l'occasion.

Bien m'en a pris parce qu'elles sont purement et simplement magnifiques. Piwix m'a offert Harry Potter à l'école des sorciers pour la Saint-Valentin 2017 et mes parents m'ont offert Harry Potter et la chambre des secrets pour Noël. Je vous laisse admirer:

   

Le texte est très bien mis en valeur au milieu des illustrations, on est littéralement plongés au coeur de l'aventure. Je renoue avec plaisir avec la saga, que je n'avais jamais relue, et je les garde précieusement pour les 11 ans de Poppy. Je l'estimerai assez mature pour faire connaissance avec le célèbre sorcier. A ce jour, trois tomes sont sortis. Je vous les conseille fortement.

A l'occasion d'une sortie au cinéma, Star Wars 8 de mémoire, j'ai pu voir la bande-annonce du prochain film de science-fiction de Steven Spielberg. J'ai tiqué sur l'annonce dithyrambique qui s'affichait sur l'écran: "Adapté du phénomène littéraire d'Ernest Cline". Ernest qui? Grâce à Wikipédia, j'ai appris qu'Ernest Cline était un geek pur et dur qui s'était fait connaître par l'écriture du film Fanboys en 2009. Ready Player One est son premier roman et il a cartonné dès sa parution en 2011, gagnant le prix Prometheus en 2012. Rien que ça. Je l'ai emprunté à la bibliothèque et... ce bouquin est une vraie tuerie.


L'histoire se situe dans un futur post-apocalyptique où la Terre a épuisé toutes ses ressources et où les humains passent le plus clair de leur temps dans un univers virtuel appelé l'Oasis. Là, sous les traits d'un avatar, ils peuvent combattre des monstres, vivre dans des univers parallèles, mais aussi aller à l'école et travailler en échange d'argent réel. Alors que le concepteur meurt des suites d'une longue maladie, celui-ci annonce au niveau mondial qu'il a caché un "oeuf de pâques" (Easter Egg pour les intimes) dans son jeu: celui ou celle qui trouvera les 3 clés et qui débloquera le niveau ultime recevra l'intégralité de sa fortune (incommensurable évidemment) et les commandes du jeu. Commence alors une course folle entre gamers, appelés entre eux "chassoeufs", dont Wade, un jeune homme de 17 ans sans le sou.

Toute la force du roman réside dans l'univers créé par Cline. Après ma lecture, j'ai lu quelques critiques et souvent, on lui reprochait de partir trop dans les détails. Une personne disait même que les 150 premières pages étaient très longues et puis l'action commençait vraiment. Personnellement, les 150 premières pages étaient les meilleures. Enfin, non, tout le livre était génial mais le début, c'est précisément le moment où Ernest Cline développe ses personnages et son monde virtuel. Quand on a joué à des MMO comme moi, on est forcément passionné par ça: comment fonctionne l'économie de l'Oasis ? Comment se déplace-t-on ? Comment les personnages prennent-ils des niveaux ? En quoi consiste l'équipement ? Ce ne sont pas des détails, loin de là, c'est tout un processus qui permet au lecteur de comprendre l'univers et de s'y plonger.

Parallèlement, la chasse à l'oeuf de Pâques demande une énorme culture geek sur les années 80 et 90: jeux vidéo, séries, livres, films, tout y passe. Même si je n'ai pas toujours saisi les références, j'ai adoré partager les épreuves aux côtés du héros. Quand j'ai refermé le livre, je rêvais d'aller dans l'Oasis moi aussi. J'attends la sortie du film avec une impatience non dissimulée. Si vous êtes geek, courez chez votre libraire !

OMG cette bande-annonce me donne des frissons

Enfin, j'ai lu deux BD dans le cadre du club de lecture 2.0 Comic Whales. Cela fait plusieurs sessions que je ne participe pas parce que la médiathèque de ma ville ne possède pas le livre sélectionné et je n'ai pas les moyens de l'acheter à chaque fois. Et puis je me suis dit que c'était vraiment dommage de ne pas participer à cause de ça et j'ai décidé de lire les autres livres proposés que je pouvais trouver en médiathèque. Pour le mois de janvier: Le Nao de Brown de Glyn Dillon et La différence invisible de Julie Dachez et Mademoiselle Caroline.

Je ne suis pas encore habituée aux chroniques de BD et j'ai complètement oublié de prendre des photos de l'intérieur des livres, des dessins qui représentent quand même 70% de l'intérêt de l'ouvrage! Je m'en excuse et je vais essayer de vous donner envie avec mes mots.


Le Nao de Brown raconte l'histoire de Nao, une jeune anglaise d'origine asiatique, qui est régulièrement prise de pensées morbides. Elle peut très bien se promener dans la rue et s'imaginer tout d'un coup étrangler un jeune homme à bicyclette qui croise sa route. C'est loin d'être facile à vivre et plutôt perturbant. Nao fait un gros travail psychologique sur elle-même et aime méditer au sein d'un groupe bouddhiste du quartier. Jusqu'à sa rencontre avec un plombier venu réparer sa machine à laver.

Le propos est assez original et je ne sais pas trop ce qu'il est ressorti de cette lecture. J'ai aimé suivre l'histoire de Nao et les dessins étaient vraiment beaux et expressifs mais en refermant le livre, je me suis posée la question: "A quoi bon?" Le récit est entrecoupé d'une légende sur un être mi-homme, mi-arbre, il y avait sûrement une nuance à comprendre et j'avoue que je suis passée complètement à côté.

Au contraire, j'ai adoré La différence invisible. Julie Dachez est atteinte du syndrome d'Asperger, une forme d'autisme, et dans le récit de Marguerite, elle arrive à nous faire comprendre ce qu'elle ressent au quotidien et comment il est difficile pour des gens comme elle de se faire accepter dans la société. Une BD à mettre entre toutes les mains pour comprendre la maladie et apprendre à soutenir les personnes qui en souffrent. Les images sont signées de Mademoiselle Caroline et j'ai adoré son trait toujours clair et épuré. Je vous le recommande.


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