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25 mai 2015

Les raisins de la colère de John Steinbeck [CBL 10]

Résumé: Années 1930, Oklahoma. Tom Joad est libéré de prison suite à un homicide involontaire. Il retourne à la ferme familiale mais une mauvaise surprise l'attend : la ferme a été saisie par une banque et sa famille, totalement ruinée, est sur le départ. Elle s'apprête à partir en Californie, avec l'espoir de trouver un emploi et de vivre dignement.
La famille Joad, partagée entre la peine de devoir quitter "la terre de ses pères" et l'espoir d'une vie meilleure, entame donc un long périple sur la route 66, à travers les grandes plaines de l'ouest, en direction d'une Californie mythifiée. Mais le voyage ne se fait pas sans difficulté. La dislocation de la famille commence.
La famille Joad arrive finalement en Californie et réalise rapidement que, non seulement il n' y a pas assez de travail pour tous les immigrants et qu'elle devra vivre dans des conditions de vie effroyables, mais également que les "Okies" sont craints et haïs par les autochtones qui ne voient en eux que des marginaux et des agitateurs potentiels.
Malgré les difficultés, la famille Joad ne perd pas espoir et, malgré la faim, la pauvreté et l'injustice, mobilise toute son énergie pour essayer de s'en sortir...

J'ai complètement zappé le compte-rendu du club des blogueurs lecteurs la semaine dernière, ça m'apprendra à ne pas l'écrire sur mon agenda. J'avais bien noté mentalement la date du 24 mai mais c'était le dernier jour, pas le premier...

Bref, j'ai découvert ce grand classique de la littérature du XXème siècle, prix Pulitzer 1940, et j'avoue qu'il était plutôt ardu. J'ai tout d'abord été déstabilisée par les longues descriptions qui forment un chapitre sur deux. Peut-être très poétique et intéressant à étudier à la loupe mais ça me gâchait mon plaisir de lecture et j'avais presque envie de les zapper. Je n'aime pas quand le texte devient un peu trop abstrait.

J'ai beaucoup aimé partager le destin de cette famille et plus généralement de cette communauté qui a dû quitter ses terres acquises depuis des générations pour un avenir plus qu'incertain. La critique de l'industrialisation et du capitalisme est forte et cela donne à réfléchir.

Le ton est mêlé de pessimisme et d'optimisme. La famille se déchire, perd certains de ses membres mais continue malgré tout avec l'impulsion de Ma, la mère de famille au caractère fort et raisonnable. Malgré une fin bien triste, j'ai envie d'y voir de l'espoir.

Un livre plutôt long (640 pages) qui mérite vraiment que l'on s'attarde dessus pour peu qu'on ait du temps et la concentration nécessaire. En effet, c'est un récit qui ne se lit pas à la légère et qu'il faut savoir digérer. Une expérience intéressante.

Extrait:
J'apprendrai pourquoi les gens marchent dans l'herbe; je les entendrai parler, je les entendrai chanter. J'écouterai les enfants manger leur bouillie. J'écouterai les maris et les femmes faire gémir les matelas la nuit. [...] Je veux sacrer et jurer et entendre la poésie des gens qui parlent. C'est tout cela qui est saint, tout cela que je ne comprenais pas. Toutes ces choses-là sont de  bonnes choses.
Je vous donne rendez-vous mi-juin pour les lectures de cet été, j'ai constaté que les classiques n'avaient pas la côte dans le CBL alors je vais essayer de voir plus moderne. A bientôt.

4 commentaires:

bbbsmum a dit…

je n'ai pas réussi à me lancer ! j'attends avec impatience le prochain titre bises

potzina a dit…

Il est dans ma PàL celui-là mais je ne pense pas que ça sera ma prochaine lecture car, en ce moment je lis 1Q84, et je pense que je vais lire quelque chose de plus léger quand j'aurai terminé ;-)

Cleophis Deeptizz a dit…

Je comprends tout à fait, à bientôt!

Cleophis Deeptizz a dit…

Tu as bien raison!