05 janvier 2015

Je ne voulais pas d'enfant unique

Même si quelquefois je suis épuisée par ces deux petits monstres qui me demandent une énergie folle et une patience hors du commun, je suis bien souvent comblée de les voir partager tant de choses et d'évoluer ensemble. Je n'aurais pas voulu d'enfant unique et je crois que c'est une vraie force pour eux.

Je ne suis pas fille unique, pourtant je l'ai été pendant 10 ans, l'écart d'âge entre ma soeur et moi. J'ai pu connaître la solitude de l'enfant unique qui aurait voulu partager ses jeux et ses délires (même si j'avais assez d'imagination pour me faire des films toute seule) et quand j'ai décidé d'avoir des enfants, j'ai prévenu mon mari qu'on signait pour deux minimum.

Aujourd'hui, je peux dire que je suis contente de mon choix. Surtout vis-à-vis de l'aînée. Je pense que j'aurais été une mère bien trop protectrice et possessive avec elle si elle avait été unique. Parce que pendant 26 mois, avant la naissance de son frère, j'étais aux petits soins pour elle, toujours à la bercer, à jouer avec elle, à répondre à ses besoins et ses désirs. Si je suis maintenant contrainte de réduire ces moments avec elle, pour la simple et bonne raison que je ne peux pas me couper en deux, elle reste en demande constante et je ne suis pas sûre que cela aurait été bénéfique pour elle à long terme.

Bien sûr, je continue de lui faire des câlins (j'adore ça, on est tous les quatre très tactiles, de vrais bisounours) mais quand elle me demande de la porter entre l'école et la maison ou pour monter les escaliers, je refuse parce que je ne peux porter deux enfants de 11 et 15 kg en même temps. Si elle avait été fille unique, je l'aurais portée, c'est sûr et certain, et franchement, à 4 ans, est-ce lui rendre service? Peut-être que oui, peut-être que non, en tout cas je suis contente de ne pas avoir à me poser la question.

La fratrie, c'est quand même un excellent moyen d'apprendre le partage, même si cela se fait parfois dans la douleur et les larmes. La fratrie, c'est aussi une merveilleuse façon d'apprendre l'amour, cet amour inconditionnel même s'il n'est pas tout à fait le même vis-à-vis d'un frère, d'une maman ou d'une mamie.

Je suis heureuse de ce petit duo qui m'émerveille chaque jour autant qu'il me fait rager. Et j'espère que leur amour grandira avec eux et sera indestructible, comme celui qui me lie à ma soeur.

16 commentaires:

  1. Je te comprends tellement! Comme tu le sais peut-être, je suis fille unique et le regrette vraiment beaucoup. Pour l'instant, je n'ai que ma fille mais on aimerait bien faire un petit deuxième (quand la nature nous l'accordera!). Je suis impatiente de la voir s'amuser et créer une complicité avec son frère ou sa soeur :)

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    1. Les seuls enfants uniques que je connais ont fait de grandes fratries, de là à voir une conséquence... ;-) Après, il faut une nature clémente, c'est sûr, certains n'ont malheureusement pas le choix.

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  2. Je n'ai jamais été certaine du nombre d'enfants que je désirais, à un moment quand mon Poussin était tout petit je me suis même dit que ça m'irait aussi s'il était fils unique... Finalement il n'a même pas 25 mois d'écart avec sa petite soeur et je trouve ça génial ! Pour toutes les raisons que tu cites : la complicité, le partage, l'amour qui circule entre nous !
    D'ailleurs mon Poussin est comme ta fille, il aime avoir l'exclusivité et a toujours eu un énorme besoin d'attention. Au début il m'est arrivé de culpabiliser en lui "imposant" une petite soeur, et avec le recul je pense que c'est vraiment bénéfique. Aussi bien pour lui que pour moi d'ailleurs, puisque moi aussi j'ai appris à lui laisser sa part d'autonomie. Evidemment il y a eu des moments difficiles, mais je ne regrette vraiment pas de les avoir eu rapprochés !

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    1. C'est vraiment ça, je pense que c'est bien pour eux de ne pas être le centre de toute l'attention.

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  3. Je partage ton point de vue :)
    Chez moi aussi on signe pour deux !

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  4. Ah, et puis il y a ces moments de tendresse fraternelle qui nous chavirent parfois! Exemple : hier lorsque ma fille a perdu (temporairement je vous rassure) son doudou, son "grand frère" (il n'a que 15 mois de plus) lui a gentiment fait cadeau du sien pour la consoler... j'ai trouvé ça adorable. Bon évidemment, à côté de ça, ils se collent aussi des ramponneaux parfois.

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    1. Trop chou! Ah oui, les bagarres, c'est quotidien. D'ailleurs, on nous a dit que le petit embêterait le grand pour faire pareil mais chez nous, c'est dans les deux sens! La plupart du temps, je les laisse se débrouiller entre eux, marre de faire l'arbitre. :p

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  5. Je suis la fille du milieu, entre deux frères. Pour rien au monde j'aurai vendu mes frères ! La grossesse est un moment pourri mais j'espère avoir assez de courage pour en traverser plusieurs parce que moi aussi je ne vois pas ma vie de famille avec un enfant unique.

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    1. La grossesse, c'est ce que j'ai préféré. Le plus dur, c'est après (et là, je ne te rassure pas lol).

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  6. Moi, je suis à contre courant même si je peux comprendre.
    Je ne me vois pas me partager entre plusieurs enfants et je suis assez confiante en MisterBB pour qu'il arrive à s'épanouir en étant unique.
    Je trouve qu'on accorde un peu trop d'importance à ce facteur comme si cela déterminait tout...
    Unique ou pas, pour moi, il n'y a pas de prédestination au bonheur ou au malheur. Nos qualités et nos défauts ne sont pas que liées à la fratrie...Bref, fratrie ou unique, c'est un choix de famille mais quant aux apprentissages, il y a beaucoup de moyens de les faire.

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    1. Je n'ai jamais dit qu'un enfant unique n'était pas épanoui et vivait malheureux toute sa vie... Je dis juste que ma fille est très câline et réclame beaucoup d'attention et si elle avait été seule, j'aurais été constamment sur son dos, ce qui n'est pas, à mon sens, une bonne chose. Je ne fais pas de généralité.
      Et puis, il faut aussi penser à ceux qui ont du mal à avoir des enfants et qui par conséquent n'ont pas forcément le choix. Un enfant, c'est déjà bien, et jamais je n'irais dire qu'ils démarrent mal dans la vie.

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  7. Je suis l'ainée d'une fratrie de 4. Mon mari est le petit dernier d'une fratrie de 5.
    Faire un enfant unique était juste inconcevable pour nous ! Et si on avait eu une meilleure situation au bon moment, on aurait fait un troiz'....
    Quand on s'est mariés, on parlait de 5 enfants :p
    Mais là maintenant, mes 2 me suffisent amplement et je n'ai aucun regret. Leur complicité est de la magie pure !

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  8. Mes garçons ont 27 mois d'écart et j'ai eu des moments parfois difficiles ... Aujourd'hui ils ont 8 et 6 ans et je ne regrette pas du tout (et pourtant ils se disputent ...) !

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    1. Ils ne se disputent pas, ils débattent de leurs opinions... :p

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  9. J'ai eu la chance de pouvoir avoir plusieurs enfants et je ne le regrette pas après je ne me vois pas sans les 3 mais j'en aurais eu qu'un, la vie m'aurait pas autant gâtés, j'aurais ressentie un manque.

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