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29 oct. 2014

L'attrape-coeurs de Jérôme David Salinger

Synopsis: Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Ce roman fait partie des livres à avoir lu dans sa vie et pourtant, je n'en avais jamais entendu parler.
J'ai été très déroutée par le style dès le départ. En effet, le narrateur, âgé de 16 ans, raconte son histoire avec un langage familier et particulier. Par ailleurs, il a tendance à faire énormément de digressions et on peut vite perdre le fil si on n'est pas assez concentré.
L'histoire a pour décor le New York des années 1950 et on découvre les moeurs de l'époque en suivant les pérégrinations, plutôt hors du commun, du narrateur. J'ai bien aimé les différents personnages et ce qu'on pouvait savoir d'eux, un peu moins le caractère du narrateur qui m'a déstabilisée plusieurs fois. C'est un être antisocial qui a beaucoup de mal à s'intégrer et c'est particulier de lire la société de l'époque à travers son regard.
Petit coup de coeur pour Phoebé, sûrement dû à l'amour que lui porte le narrateur et qui transparaît dans les lignes.

Quelques extraits:
Mon rêve, c'est un livre qu'on arrive pas à lâcher et quand on l'a fini on voudrait que l'auteur soit un copain, un super-copain et on lui téléphonerait chaque fois qu'on en aurait envie. Mais ça n'arrive pas souvent.

J'ai marché, j'ai marché, et j'en finissais pas de penser à la môme Phoebé qui allait au musée le samedi comme j'avais fait. Je me disais qu'elle verrait les mêmes trucs que j'avais vus et que c'était elle à présent qui serait différente chaque fois qu'elle les verrait. En pensant à ça, j'étais pas vraiment triste mais j'étais pas non plus follement gai. Y a des choses qui devraient rester comme elles sont. Faudrait pouvoir les planquer dans une de ces grandes vitrines et plus y toucher. Je sais que c'est impossible, mais, bon, c'est bien dommage.

[Une réplique géniale que je devrais sortir pour certaines chroniques ciné]
En conclusion ce que je peux dire c'est n'allez pas voir ce film si vous voulez pas vous vomir dessus.

La lecture de ce livre participe au Book Club de Livraddict.

3 commentaires:

Maman Clémentine a dit…

Il est dans ma liste des livres à lire (depuis des lustres). Avec ta chronique il repasse en haut de la pile.

bbbsmum a dit…

je l'avais beaucoup aimé même si comme toi j'étais déroutée au début m'attendant à quelque chose de plus tendre dans le langage ;-)

potzina a dit…

J'ai adoré ce bouquin ! Le style, le langage, l'attitude du bonhomme... tout m'a plu :)