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10 août 2013

Paperboy de Lee Daniels (2012)

Synopsis: 1969, Lately, Floride. Ward Jansen, reporter au Miami Times, revient dans sa ville natale, accompagné de son partenaire d’écriture Yardley Acheman. Venus à la demande de Charlotte, femme énigmatique qui entretient une correspondance avec des détenus dans le couloir de la mort, ils vont enquêter sur le cas Hillary Van Wetter, un chasseur d’alligators qui risque d’être exécuté sans preuves concluantes. Persuadés de tenir l’article qui relancera leur carrière, ils sillonnent la région, conduits par Jack Jansen, le jeune frère de Ward, livreur du journal local à ses heures perdues. Fasciné par la troublante Charlotte, Jack les emmène de la prison de Moat County jusqu’aux marais, où les secrets se font de plus en plus lourds. L’enquête avance au cœur de cette Floride moite et écrasante, et révèle que parfois, la poursuite de la vérité peut être source de bien des maux…

Ce film qui a fait couler beaucoup d'encre au festival de Cannes 2012 est le genre de film dont on ne sait que penser. Disons que j'ai aimé mais je ne saurais pas dire pourquoi.
Peut-être parce que tous les personnages ne sont finalement que des ratés: le taulard, la quadragénaire qui joue la bimbo, la belle-mère raciste et inintéressante, le journaliste déchu, le jeune amoureux aveugle... Il n'y a que les personnages noirs qui s'en sortent à peu près bien et c'est assez rare pour être souligné. D'autant plus quand la vocation du film n'est pas de dénoncer le racisme.
Peut-être parce que Nicole Kidman est juste prodigieuse. Une métamorphose complète qui m'a beaucoup rappelé Charlize Theron dans Young Adult. J'ai également découvert Zac Efron, un jeune acteur talentueux, n'ayant jamais regardé de près ou de loin High School Musical.
Peut-être parce que je me suis posé beaucoup de question sur le sens des images, la façon dont les scènes sont filmées. Comme le fait de couper une longue scène de sexe avec des séquences d'animaux vivants... et morts.
Peut-être parce que j'ai souvent été gênée par les situations, par la violence de certaines scènes, mais sans jamais me sentir mal, ni être tentée d'éteindre l'écran. Tout est dans l'art délicat de la mise en scène, de la façon de filmer que je ne pourrais détailler davantage car je n'y connais absolument rien.
Pour moi, Paperboy est un bijou d'esthétisme, une oeuvre d'art comme on n'en fait plus: particulière, imposante, indéfinissable.

2 commentaires:

potzina a dit…

Je pense que c'est bizarre mais tu me donnes envie de le voir. Me dire "une œuvre d'art comme on en fait plus" suffit à me faire baver d'envie ;)

Cleophis Deeptizz a dit…

C'est vraiment le côté dérangeant et indéfinissable qui me fait dire ça. Une mise en scène et une manière de filmer particulière, des images intéressantes, bref tout un monde. :)